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Développement
L’opéra de Pékin a déjà une histoire de 200 ans. Ses principaux airs sont Xipi et Erhuang, respectivement originaires de l’Anhui et du Hubei. Au fil des ans, des techniques d’autres opéras y ont été introduites.
On dit que l’opéra de Pékin fut introduit progressivement à Beijing à partir de 1790 lorsque quatre célèbres troupes d’opéra d’Anhui entrèrent dans la capitale impériale à l’époque. L’opéra de Pékin connut un développement favorable sous le règne de l’empereur Qianlong et de l’impératrice douairière Cixi. Dès lors, il fut accessible au peuple.
Durant la période 1920-1940, l’opéra de Pékin réalisa son second essor. Cette période fut notamment marquée par l’émergence de plusieurs écoles. Les quatre écoles les plus célèbres furent « Mei » ( Mei Lanfang 1884-1961), « Shang » (Shang Xiaoyun1900-1976), « Cheng » (Cheng Yanqiu 1904-1958) et « Xun » (Xun Huisheng 1900-1968). Chaque école eut ses propres acteurs et actrices disciples. Ces écoles furent très actives sur la scène à Beijing et à Shanghai. L’art de l’opéra de Pékin fut très populaire à l’époque.
Grâce à la politique de réforme et d’ouverture du pays sur l’extérieur, l’opéra de Pékin a connu un nouveau développement. Etant la quintessence de l’art théâtral du pays, l’opéra de Pékin bénéficie d’un appui solide des autorités. Aujourd’hui, le théâtre Chang’an de Beijing organise chaque année des concours internationaux qui attirent bon nombre d’amateurs venus de différents pays. L’opéra de Pékin est aussi une importante composante dans les programmes d’échange culturel entre la Chine et les autres pays.
Représentation
Dans le temps, l’opéra de Pékin fut représenté principalement en plein air, dans les maisons de thé ou dans la cour des temples. Du fait que l’orchestre jouait bruyamment, les artistes développèrent un style de chant perçant permettant à toute l’assistance de les entendre. Les costumes furent une collection de couleurs criardes si bien que les acteurs purent bien être vus sur scène éclairée seulement par des lampes à huile. L’opéra de Pékin est une combinaison harmonieuse de chant, de danse, et d’acrobatie artistique, de dialogue, de monologue, d’art martial et de mime.
L’accompagnement de l’opéra de Pékin est essentiellement réalisé par l’orchestre et la batterie. Généralement parlant, l’orchestre accompagne les scènes pacifiques tandis que la batterie anime l’ambiance pour les scènes de combat. La batterie comprend castagnettes, tambours, cloches et cymbales. Habituellement, le musicien qui joue simultanément aux castagnettes et aux tambours conduit la batterie. L’orchestre proprement dit comprend, entre autres, Erhu, Huqin, Yuqin, Sheng (pipe de roseau) et Pipa (luth). D’habitude, les musiciens sont installés du côté gauche de la scène.
Maquillage
On dit que l’opéra de Pékin a de multiples origines. Mais, quelles que soient les origines de cet opéra, le maquillage est un élément appréciable du fait de sa valeur artistique.
Il codifie les caractères des rôles. Par exemple, un visage rouge symbolise normalement la bravoure héroïque, l’honnêteté et la loyauté. Un visage blanc, une nature sinistre, traîtresse et infâme tandis qu’un visage vert, l’opiniâtreté, l’impétuosité et le manque de retenue.
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