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Chengdu, cité moderne, s'enorgueillit de son patrimoine culturel immatériel

(chinadaily.com.cn)
Publié: 2011-06-07 13:31
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Le troisième Festival international du patrimoine culturel immatériel et son forum, tenus à Chengdu, Chine, constituent une plateforme de communication sur le sujet du patrimoine immatériel. Le 29 mai après-midi, après la fin de la cérémonie d’ouverture, le responsable de la protection du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, Cécile Duvelle, a hautement apprécié l’attitude du gouvernement chinois envers la protection du patrimoine culturel immatériel durant son interview avec le Quotidien de Chengdu. Elle a aussi vanté la vision internationale dans l’organisation successive du Festival international du patrimoine culturel immatériel à Chengdu, ce qui montre que Chengdu est une ville moderne et ouverte et que la protection du patrimoine culturel immatériel a obtenu d’excellents résultats dont Chengdu peut s’enorgueillir.

Chengdu : une cuisine et des paysages inoubliables, une ville sensible à son patrimoine

Cécile Duvelle, cette femme blonde, représentante de l’UNESCO n’a pas caché son affection pour Chengdu. Affichant une expression de sérieux durant la discussion sur la protection du patrimoine culturel immatériel, le visage de cette dernière arborait un sourire dès que le sujet abordait Chengdu : « Chengdu est une ville charmante, avec une cuisine et des paysages inoubliables. La volonté seule d’organiser plusieurs fois de suite le festival international du patrimoine culturel immatériel est admirable. L’organisation successive du festival a permis aux citoyens de Chengdu de largement développer leur conscience en matière de protection du patrimoine culturel immatériel. J’en suis très fière. »

D’après Cécile Duvelle, la conscience des habitants d’une ville en matière de protection du patrimoine culturel immatériel est liée directement au « goût » de cette ville. « Au travers de quelques échanges avec des gens de Chengdu sur ces derniers jours, j’ai pu remarquer un certain niveau de connaissances sur le patrimoine culturel immatériel » se réjouit Mme Duvelle. « Les habitants de Chengdu ont une haute conscience du patrimoine culturel immatériel, donc, je ne suis pas surprise que le travail de protection du patrimoine culturel immatériel soit réalisé de si belle manière, ce qui constitue un symbole pour une ville internationale moderne. J’espère que chaque citoyen de Chengdu puisse s’en réjouir. »

La Chine : le pays devient un modèle de protection du patrimoine pour le monde

« La protection du patrimoine culturel est un sujet mondial, en particulier la protection et la diffusion du patrimoine culturel immatériel. Dans ce domaine, le gouvernement chinois fait figure d’exemple », a exprimé Cécile Duvelle. « En matière de protection du patrimoine culturel immatériel, la Chine a obtenu ces dernières années d’excellents résultats, ce qui démontre bien les gros efforts du pays en la matière. » Mme Duvelle a également fait l’éloge de l’implication du Ministère de Culture Chinois ainsi que des gouvernements locaux. En même temps, elle a rappelé que le Ministère de Culture a établi une nomenclature de niveau central et local des patrimoines culturels immatériels, ce qui montre le profond respect du pays envers la mémoire et l’histoire des différents groupes sociaux et leur patrimoine culturel. « Chaque groupe a une culture propre, ce qui est une caractéristique de base de la variété culturelle. Le patrimoine culturel immatériel de niveau national nécessite d’être protégé. Il en est de même pour le patrimoine immatériel local. » Selon Mme Duvelle, un programme de patrimoine immatériel d’une ville ou d’un district peut être très étranger auprès d’habitants d’autres villes ou districts. Cependant, pour les gens de cette localité, ce patrimoine est une partie importante de leur vie culturelle.

« La Chine établit une nomenclature du patrimoine culturel immatériel de différents niveaux, ce qui permet d’attirer l’attention du public de différentes minorités et localités sur leur propre patrimoine culturel. » a exprimé Cécile Duvelle. « L’établissement de cette nomenclature, comme celle établie par l’UNESCO, est très importante mais pas suffisante, c’est pourquoi nous continuons à inciter plus de pays à adhérer au Traité de protection du patrimoine culturel immatériel en insistant sur le renforcement des capacités de ces pays à tenir leurs engagements. Pour toute l’humanité, le patrimoine culturel immatériel de chaque pays et de chaque région revêt la même importance. »

Le futur : la clé de la protection du patrimoine culturel immatériel tient à sa vitalité

Cécille Duvelle a expliqué que dans le monde entier, 135 pays ont signé le traité de protection du patrimoine culturel immatériel, ce qui indique que la protection du patrimoine culturel immatériel a fait de gros progrès mais avec tout de même bien des difficultés en pratique, comme par exemple la différence entre la « protection » et la « préservation ». « Même si nous avons à disposition la meilleure banque de données et d’archives du monde, ou le meilleur studio permettant de faire un film avec des moyens techniques modernes, ca ne sera qu’un échec parce que qu’il ne s’agit que de préservation alors que la protection est un moyen permettant d’assurer la subsistance du patrimoine culturel immatériel. » Cécile Duvelle a ajouté que la « vitalité » est un mot-clé du patrimoine culturel immatériel qui vient du passé, fait partie de notre présent et de notre futur. Alors, comment maintenir la « vitalité » du patrimoine immatériel ?Mme Duvelle a ajouté que le patrimoine immatériel n’est pas figé et peut évoluer, et c’est le seul moyen de le faire entrer dans la vie des gens. N’est-ce pas ça la protection du patrimoine immatériel? Le patrimoine immatériel n’est pas immuable puisqu’il fait partie de la vie des gens qui le façonnent. Ce patrimoine n’appartient pas au passé, il doit se réinventer en permanence. « La créativité est la base de la vitalité. Nous devons laisser le patrimoine culturel immatériel évoluer avec son temps, notamment au travers de l’éducation et la sensibilisation, qui restent tous deux très importants. L’organisation du festival du patrimoine immatériel à Chengdu et les relais des médias donnent au public une connaissance très claire sur le patrimoine immatériel en diffusant une atmosphère de la protection du patrimoine immatériel, c’est une forme d’éducation formidable. De plus, par le biais de ses héritiers, le public diffuse les savoir-faire relatifs, ce qui est significatif pour le développement du patrimoine culturel immatériel. »

« Quant à la nomenclature du patrimoine immatériel, certains pays et régions semblent désormais la considérer comme une méthode de diffusion. En réalité, l’UNESCO va préciser davantage de règles et lancer des avertissements ou même prendre des mesures qui pourront aller jusqu’à l’annulation de certains programmes listés dans la nomenclature qui ne se sont pas assez impliqués ou qui n’ont pas assez protégé. » Cependant, le patrimoine immatériel a sa propre ténacité. Il ne subit pas autant la pression du développement social et économique comme c’est le cas du patrimoine naturel et du patrimoine culturel matériel, commente Mme Duvelle avec optimisme. « Une coutume sociale ou un type d’artisanat ne peut pas disparaître en un ou deux ans. Il faut que les divers pays et le public s’impliquent davantage afin d’éviter ce danger ».

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